Bienvenue à toutes et tous ! J’ai pour nom de
plume Lucien Nervin et j’ai ouvert ce blog pour partager mes passions autour de
l’imaginaire et de l’histoire.
La première d’entre elles est sans conteste
l’histoire. Je ne saurais vous dater avec précision la naissance de ce centre
d’intérêt ; un comble quand on y pense ! Tout ce que je peux vous
affirmer, c’est que mon amour pour les différentes traces léguées par les
hommes et les femmes du passé remonte, à peu près, à mes années d’école
élémentaire. Ce processus heureux a commencé par une admiration pour les
trains, réels et miniatures, avant de s’élargir petit à petit à d’autres
domaines plus ou moins larges comme l’Antiquité tardive, le Japon prémoderne et
impérial, l’Empire gengiskhanide ou l’histoire militaire. Le temps
faisant son œuvre, cette passion, devenue un véritable centre d’intérêt
spécifique grâce à mon trouble du spectre autistique, est devenue un des
piliers de ma vie.
Aujourd’hui, j’ai l’immense fierté de pouvoir dire
que je suis diplômé d’un master recherche en histoire moderne et contemporaine
et d’être donc devenu, de facto, un historien de formation. En
effet, j’ai soutenu en novembre 2024 mon mémoire sur les archives privées du
vice-amiral d’escadre Jean Decoux, le gouverneur général de l’Indochine
française sous le régime de Vichy. Malgré le fait que j’ai quitté les bancs de
la faculté, je compte toujours honorer ma dette envers ma discipline d’étude à
l’avenir. Or, quoi de mieux pour rendre hommage à ce qui nous est cher que de
le partager avec d’autres personnes ? Pour être vivante, l’histoire, à
l’instar des autres disciplines scientifiques, doit être incarnée par tous
celles et ceux qui s’en réclament, du simple amateur-trice à
l’enseignant(e)-chercheur(se) en passant par le médiateur-rice culturel. On ne
peut se plaindre du désintérêt de l’opinion publique pour l’histoire, et plus
largement des sciences, et garder son intérêt pour soi. Une faute d’autant plus
grave que la connaissance est un bien public, à la portée de toutes et tous,
nécessaires à la bonne de toutes sociétés démocratiques fonctionnelles. J’ai eu
la chance de bénéficier, en tant que citoyen, d’une scolarité gratuite, me
permettant d’étudier ma discipline de cœur. Par conséquent, il est dans le
juste ordre des choses de transmettre, avec les moyens qui sont les miens,
l’intérêt pour cette science à ma façon.
Cette passion pour l’histoire se double d’une
autre, celle pour les récits imaginaires du présent et du passé. Je suis tombé
dans la marmite très jeune, en découvrant ce qui serait les trois piliers
principaux sur lesquels reposent mon amour les ailleurs : la fantasy
occidentale, la culture populaire japonaise et les mythes. Aux premiers abords,
la coexistence de ces centres d’intérêt avec celui que j’ai pour la discipline
historique peut paraître contre-intuitive. Ce le fut longtemps pour moi,
jusqu’à ce que je visionne une vidéo d'Histony qui traite des mythes autour de
la bataille de Poitiers. Je découvre alors que les mythes, et plus généralement
les imaginaires, ont une histoire qui non seulement mérite d’être étudié, mais
qui doivent aussi être étudié, car les fictions que nous créons, même fondées
sur le monde réel, ont une influence manifeste sur nos actes.
L’effet boule de neige a depuis fait son œuvre. Je
découvre les travaux des spécialistes du médiévalisme, notamment ceux de
William Blanc et d’Anne Besson, et découvert l’histoire des représentations à
la faculté. Par ailleurs, j’ai poursuivi mon exploration des imaginaires avec
mon regard de lecteur, de joueur et de visionneur. Parmi les découvertes qui
m’ont pris aux tripes ces dernières années, les genres (ou tropes selon les
points de vue) de l’isekai et de la power fantasy est le plus
notable.
Dans ce domaine aussi, je pense qu’il y a du
travail à accomplir, ne serait-ce que pour empêcher certains imaginaires d’être
récupérés par des mouvements politiques autoritaires, en particulier l’extrême droite
en pleine ascension au moment où j’écris ces lignes, et pour la reconnaissance
des littératures de l’imaginaire en France. J’espère de tout cœur que le
contenu publié dans mon « antre » pourra apporter sa petite pierre à
ce vaste édifice.
À l’avenir, je souhaite à mon tour devenir
auteur de récit d’imaginaire, considérez donc ce blog comme celui d’un aspirant
écrivain. Je posterais sans doute des œuvres courtes, à l’instar des nouvelles,
ou plus longues sous la forme de feuilleton.
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